Samedi 05 Février 2011
- 14h30 : Animacions / Animations – Place Clemenceau
Estanquet, enterpans e crespèras
Buvette, sandwichs et des crêpes, des crêpes, encore des crêpes …- 16h30 : Gran a parada / Grande parade
- 18h30 : Procès – Plaça de la Liberacion / Place de la Libération
- 19h30 : Ors de huec e huec d’artifici / Ours de feu et feu d’artifice – Hauta Planta / Place de Verdun
- 20h00 : Passatge sus l’empont deus grops deu passa carrèra / Passage sur scène des groupes du passe-rue
- 22h30 : Gran bal / Grand bal
Itinéraire
C’est le grand jour. La gloire pour Sent Pançard.
Il jubile, exulte ; On est venu de tous les coins du Béarn, rien que pour lui.
Il sent la foule excitée prête à basculer dans la débauche, la luxure, l’ivrognerie, la grossièreté….
Il pète les plombs…
Mais le peuple réagit. Il y a des limites à tout !
A son insu, Sent Pançard, responsable de tous les maux, est conduit au tribunal pour être jugé.
A la satisfaction générale, il est condamné à être brûlé.
Une explosion de musique, de couleurs, de rire, de fantaisie…
Grand défoulement collectif. Trop de sérieux, ça « harte » quoi !
Corriula de Sent Porquin
Sent Pançard ne respecte rien, sauf Sent Porquin qu’il vénère.
Ce jour, il lui rend hommage.
En procession, avec neuf cochons, il accompagne la Divinité jusqu’aux halles, le temple de la consommation… son temple unique et préféré !
Comme tout bon béarnais, partageons sa dévotion en ces temps de « pélères ».
Har correr Sent Pançard
14h30
Animacions / Animations
Place Clémenceau
Estanquet, enterpans e crespèras
Buvette, sandwichs et crêpes, des crêpes et encore des crêpes…
16h30
Grana parada / Grande parade
Départ Place Clémenceau !
18h30
Procès
Plaça de la liberacion / Place de la libération
19h30
Ors de huec e huec d’artifici / Ours de feu et feu d’artifice
Hauta Planta / Place de Verdun
20h30
Gran bal
Capitèth de la Hauta Planta / Chapiteau Place de Verdun
Estanquet, repaish, enterpans
Buvette, repas, sandwichs, crêpes…
La grana parada / La parade
La population se rassemble en divers lieux pour la grande vadrouille à travers la ville. Costumés, petits et grands, suivent le mouvement. La musique est omniprésente et très variée. Les couleurs, les géants, les grosses têtes, les jeux de rôle des groupes, l´imagination, mettent la foule dans un état second ; on se laisse porter, on est heureux ensemble, dans cette gentille folie. Peu importe le temps, s´il pleut la foule est là, même si en d´autres occasions, elle ne trouverait pas cela raisonnable.
Aujourd´hui le peuple fait » courir Carnaval » / » har córrer Carnaval » c´est à dire accompagne Sent Pançard dans son bain de foule. C´est son jour de gloire, il est le plus heureux des hommes. C´est lui le roi de la fête ; il nage dans le bonheur en voyant tout ce monde qui l’honore.
Aveuglé d’orgueil, du haut de sa charrette, il ne se doute pas qu´il vit ses derniers instants de liberté et bien pire, ses dernières heures. A ses côtés, on distingue Carronha / Charogne sa femme. Quaresma / Carême en embuscade, prêt à prendre sa place à la moindre défaillance, savoure à l’avance son arrivée prochaine au pouvoir.
Inexorablement, Sent Pançard se rapproche des marches du tribunal. Là, il est interpellé, énergiquement et jugé dans la foulée.
Lo procès / Lo procès
C’est le simulacre d’un procès ; il se déroule sur les plus hautes marches du palais de justice. Y montent : l’accusé, serré de près par des gendarmes submergés par ses gesticulations et vociférations, le juge corrompu et bien éméché, les témoins, tous à charge, les avocats du plus pourri au plus vil, sa femme hystérique.
Les accusations et les plaidoiries sont piquantes. Tout se passe en béarnais. Le public est pris à témoin par les différentes parties et exprime bruyamment son opinion. Sent Pançard est responsable de tout : des disputes entre voisins, de la sécheresse, des problèmes conjugaux, mais aussi du chômage, de la faim dans le monde, des guerres…
Quolibets et injures pleuvent. On ne compte pas les effets de manche. C’est une véritable caricature d’audience. Le rire comme la mauvaise foi sont de rigueur. Le jugement est expédié et ne lui laisse aucune chance, comme chaque année…
Sent Pançard est condamné à mort : il sera brûlé. La foule satisfaite laisse éclater sa joie lorsque les gendarmes s’emparent de l’accusé et l’enferment dans une cage installée sur sa charrette royale. Elle sait pourtant que la sentence prononcée, la fin du carnaval est proche. Tant pis, elle a besoin de cette condamnation libératrice. Elle l’escorte alors, en l’invectivant, jusqu’à sa prison, où il sera détenu jusqu’à mardi gras, jour de l’exécution.
Il ne reste plus qu’à attendre le feu d’artifice et la course de l’ors de huec / ours de feu, pour aller se défouler jusqu’au bout de la nuit avec tout le peuple de Carnaval.









