Cochon volant
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Hartèra de nau dias

Vendredi 17 Février 2012

  • 20h00 : Degustacion de vin blanc / Dégustation de vin blanc
  • 21h00 : Hartèra / Repas gargantuesque
  • 22h00 : Grand bal avec le groupe IBILIZ

Le cochon, en Béarn, est très présent sur les tables. Les pelèras / tue-cochon y sont encore très nombreuses et donnent lieu à de grands repas conviviaux et conséquents. Ce soir, le repas imaginé sera comme une réplique gigantesque des agapes de fin de pelèra, avec ses histoires, ses chansons et sa musique. A cette occasion, il vous sera proposé du cochon dans tous ses états. Ce repas traditionnel et typique du Béarn sera spécialement concocté par l’équipe du traiteur LHOSPITAL.

Pour réserver vos repas, rien de plus simple ! Il suffit de compléter les formulaires suivants :

ou vous pouvez aussi téléphoner au bureau de l’association Carnaval Pantalonada au 05 59 30 76 48

Lo menut / Le menu 2012

Garbure béarnaise

Petit jarret braisé et son gratin dauphinois

Fromage de Brebis

Pastis d’Amélie, crème anglaise

Café et verre de vin compris

 

 Menu à 18 €

 

Menut mainats / Menu enfants (jusqu’à 12 ans)

Saucisson, beurre
Confit de canard
Gratin dauphinois
Pastis d’Amélie, crème anglaise

 

Menu à 10 €

 



La tradicion / La tradition

En Béarn, les deux patrons du carnaval sont Sent Pançard et Sent Porquin. Cela montre bien la place du porc dans le cœur des béarnais. Comme un pied de nez à la religion qui demande que ce jour là, on ne mange pas de viande, la soirée en l’honneur du cochon a lieu le vendredi, jour du poisson. C’est cela carnaval : la transgression par l’inversion.

La période de Carnaval en Béarn s’étale du 1er dimanche de l’année au mercredi des cendres. C’est à cette époque qu’ont lieu les pelèras / tue-cochon. Pour les béarnais il s’agit d’une fête très importante, tellement importante qu’ils ont baptisé cet événement : la Sent Porquin. Comme pour la fête patronale, ils invitent les voisins et les parents.

Perqué aquera importància / Pourquoi cette importance

En Béarn, tout récemment encore, élever un cochon montrait l’état de fortune des familles et celles qui ne pouvaient se le permettre étaient peu considérées. C’était un signe d’aisance ou de grande pauvreté.

Vivant tout près de la maison d’habitation, dans une petite bâtisse surmontée d’un poulailler, le cochon accompagne la vie quotidienne des gens et devient quasiment un interlocuteur à qui l’on s’adresse, qui répond et qui interpelle… Fruit de toutes les attentions, surtout féminines – ce sont les femmes qui le nourrissent – ce personnage, unique dans la ferme, est très respecté, à tel point qu’on le surnomme souvent : lo Ministre, lo Nòble, lo Monsur, lo Deputat

Objet d’une véritable vénération, il n’est pas étonnant que les béarnais l’aient assimilé à un “Saint”, d’autant plus que sa présence est vitale pour l’économie familiale et synonyme d’abondance et de bonne chère.

La pelèra / Le tue-cochon

C’est ainsi que l’on désigne le jour où l’on tue le porc. C’est une tradition très ancienne en Béarn. Des sculptures du portail de la cathédrale Sainte Marie d’Oloron (Xllème) l’attestent.

On tuait en lune vieille, surtout les truies, pour que la viande se conserve. On n’égorgeait pas le porc, on le saignait avec la ganiveta, couteau à lame longue et effilée, réservé exclusivement à cet usage. Cet événement se déroulait suivant un enchaînement rituel très précis où les hommes et les femmes avaient chacun leur rôle.

Malgré les règlementations multiples et contraignantes, cette tradition résiste et semble retrouver un certain intérêt auprès de consommateurs soucieux de bonne chère… Et comme dans le cochon tout est bon, vive la ganivèta… !

L’òmi e lo pòrc / L’homme et le cochon.

 

Le porc symbolise la goinfrerie et la voracité. Il dévore tout ce qu’il trouve. En période de carnaval, et plus particulièrement pendant la semaine grasse, les hommes, quand ils “se lâchent”, se conduisent comme des porcs, mangeant et buvant sans retenue.

Le porc symbolise également la luxure, la recherche des plaisirs de l’amour physique. Manger du porc en quantité était l’apanage de ceux qui vivaient sensuellement.

Simbolica deu Porc / Symbolique du cochon

L’animal représente à la fois l’impureté et le sacré : l’impureté parce qu’il est censé depuis l’antiquité et jusqu’au Moyen Âge, propager la lèpre. On dit de lui qu’il est ladre, c’est à dire qu’il porte souvent des larves de ténia dans ses muscles et plus particulièrement sous sa langue. Il prend son plaisir dans la boue et le fumier, non pour se salir mais pour se rafraîchir.

Le sacré parce qu’il est l’animal fétiche de Sent Antòni, le saint patron des porchers.