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Hartèra de nau dias

Vendredi 28 Février 2014

Grand repas – Chapiteau place Verdun, Pau (64)

  • 20h00 : Degustacion de vin blanc / Dégustation de vin blanc
  • 21h00 : Hartèra / Repas gargantuesque
  • 23h00 : Grand bal avec IBILIZ

 

MENU

 

Assiette de charcuterie béarnaise.

Jambon de pays, saucisson, boudin, pâté de campagne sel de Salies, andouille, beurre.

 

Travers de porc mariné et saucisse.

 

 Pommes paysannes.

 

Fromage du pays confiture de cerise noire.

 

Gâteau Basque à la cerise.

 

Petit pain de campagne.

 

Café + 1 verre de vin rouge offert

 

 

Prix : 18 € Pour réserver, cliquez ici !

 

 

Le cochon, en Béarn, est très présent sur les tables. Les pelèras / tue-cochon y sont encore très nombreuses et donnent lieu à de grands repas conviviaux et conséquents. Ce soir, le repas imaginé sera comme une réplique gigantesque des agapes de fin de pelèra, avec ses histoires, ses chansons et sa musique. A cette occasion, il vous sera proposé du cochon dans tous ses états. Ce repas traditionnel et typique du Béarn sera spécialement concocté par un traiteur.

 

La tradicion / La tradition

En Béarn, les deux patrons du carnaval sont Sent Pançard et Sent Porquin. Cela montre bien la place du porc dans le cœur des béarnais. Comme un pied de nez à la religion qui demande que ce jour là, on ne mange pas de viande, la soirée en l’honneur du cochon a lieu le vendredi, jour du poisson. C’est cela carnaval : la transgression par l’inversion.

La période de Carnaval en Béarn s’étale du 1er dimanche de l’année au mercredi des cendres. C’est à cette époque qu’ont lieu les pelèras / tue-cochon. Pour les béarnais il s’agit d’une fête très importante, tellement importante qu’ils ont baptisé cet événement : la Sent Porquin. Comme pour la fête patronale, ils invitent les voisins et les parents.

Perqué aquera importància / Pourquoi cette importance

En Béarn, tout récemment encore, élever un cochon montrait l’état de fortune des familles et celles qui ne pouvaient se le permettre étaient peu considérées. C’était un signe d’aisance ou de grande pauvreté.

Vivant tout près de la maison d’habitation, dans une petite bâtisse surmontée d’un poulailler, le cochon accompagne la vie quotidienne des gens et devient quasiment un interlocuteur à qui l’on s’adresse, qui répond et qui interpelle… Fruit de toutes les attentions, surtout féminines – ce sont les femmes qui le nourrissent – ce personnage, unique dans la ferme, est très respecté, à tel point qu’on le surnomme souvent : lo Ministre, lo Nòble, lo Monsur, lo Deputat

Objet d’une véritable vénération, il n’est pas étonnant que les béarnais l’aient assimilé à un “Saint”, d’autant plus que sa présence est vitale pour l’économie familiale et synonyme d’abondance et de bonne chère.

La pelèra / Le tue-cochon

C’est ainsi que l’on désigne le jour où l’on tue le porc. C’est une tradition très ancienne en Béarn. Des sculptures du portail de la cathédrale Sainte Marie d’Oloron (Xllème) l’attestent.

On tuait en lune vieille, surtout les truies, pour que la viande se conserve. On n’égorgeait pas le porc, on le saignait avec la ganiveta, couteau à lame longue et effilée, réservé exclusivement à cet usage. Cet événement se déroulait suivant un enchaînement rituel très précis où les hommes et les femmes avaient chacun leur rôle.

Malgré les règlementations multiples et contraignantes, cette tradition résiste et semble retrouver un certain intérêt auprès de consommateurs soucieux de bonne chère… Et comme dans le cochon tout est bon, vive la ganivèta… !

L’òmi e lo pòrc / L’homme et le cochon.

 

Le porc symbolise la goinfrerie et la voracité. Il dévore tout ce qu’il trouve. En période de carnaval, et plus particulièrement pendant la semaine grasse, les hommes, quand ils “se lâchent”, se conduisent comme des porcs, mangeant et buvant sans retenue.

Le porc symbolise également la luxure, la recherche des plaisirs de l’amour physique. Manger du porc en quantité était l’apanage de ceux qui vivaient sensuellement.

Simbolica deu Porc / Symbolique du cochon

L’animal représente à la fois l’impureté et le sacré : l’impureté parce qu’il est censé depuis l’antiquité et jusqu’au Moyen Âge, propager la lèpre. On dit de lui qu’il est ladre, c’est à dire qu’il porte souvent des larves de ténia dans ses muscles et plus particulièrement sous sa langue. Il prend son plaisir dans la boue et le fumier, non pour se salir mais pour se rafraîchir.

Le sacré parce qu’il est l’animal fétiche de Sent Antòni, le saint patron des porchers.